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 LEGENDE

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Sioux
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MessageSujet: LEGENDE   Lun 23 Avr - 19:40

La spiritualité occupait une grande place dans la vie des tribus amérindiennes. Les Amérindiens croyaient que toute chose était habitée par de puissants esprits. Dans leurs activités quotidiennes comme dans les rites, leur comportement et leurs croyances témoignaient d’un immense respect envers la nature et le monde qui les entourait. Les Amérindiens vivaient selon trois pratiques importantes dans leur vie de tous les jours ; les mythes, les croyances et pratiques religieuses puis, finalement les légendes. Ainsi, à la fin de cette recherche, le lecteur comprendra mieux le patrimoine amérindien. Il enrichira sa culture personnelle tout en acceptant les différences ethniques.


Les mythes

Le spirituel imprègne toutes les activités du peuple. Il prend toutefois des dimensions plus solennelles à certaines occasions. Le calumet de paix était un outil spirituellement vénéré par les Amérindiens. Les calumets étaient utilisés seulement pour confirmer l’amitié, demander aux esprits d’éclaircir le jugement de quelqu’un afin qu’il puisse parvenir à prendre de sages décisions. Il était aussi utilisé comme gage de paix entre différentes factions en temps de guerre. Pour les Amérindiens, le calumet était, et est encore, respecté et honoré et n’est pas utilisé comme d’autres sortes de pipes qui ne servent que pour le plaisir de goûter le tabac, et encore moins avec l’additif qui y est ajouté aujourd’hui à travers le monde. On parle du cannabis et autres drogues douces utilisées seulement pour l’effet. Chez les Indiens, le fait de fumer le calumet cérémoniel représente une manifestation spéciale de la communication avec le monde des Grands Esprits.


Pour les premières nations, la vénération de la nature occupe une grande place dans la vie spirituelle. Elles comprennent et respectent les multiples esprits de la nature. Les nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la communication profonde de l’être humain avec les différents aspects de la vie animale, la nature et la terre mère. Ces relations homme-animal font partie de la spiritualité des nations et elles sont un éloquent témoignage de la culture ancestrale des autochtones. Chez un amérindien mâle, la chasse et la pêche sont des occasions parfaites pour entretenir des relations avec les esprits des animaux. La chasse n’était pas un sport, elle représentait un exercice de spiritualité traduisant un profond respect des ressources naturelles.


Pour maintenir de bonnes relations avec les animaux, les chasseurs doivent remercier leur proie et mettre en oeuvre des rituels. Dans ces derniers, les chasseurs doivent assurer à l’animal que sa mort est nécessaire pour la survie du peuple et non pour le simple plaisir de l’abondance. L’homme peut entrer en contact avec les animaux et ensuite pénétrer leur âme par des moyens spirituels, tels le jeûne, les médecines et les rituels. Pour sa part, l’animal établit le contact avec l’homme par des rêves et des visions. Aux yeux des Amérindiens, lorsqu’ils choisissent leur totem, les animaux ont diverses formes et diverses significations. L’ours, par exemple, est un synonyme de puissance et de force. Ainsi, la majorité des animaux et des végétaux sont synonymes de quelque chose. Il est important de mentionner que les Amérindiens ne représentaient jamais, pour leur totem, un animal qu’ils chassaient par respect pour ceux-ci. Mais outre la chasse et la pêche, les animaux sont aussi très présents dans l’imaginaire, dans les contes et dans la tradition orale des autochtones.

Entre tous ces éléments, la recherche de l’équilibre et le maintien de l’harmonie devient des préoccupations de tous les jours qui orientent et conditionnent la vie et les actions de tous. Le cercle constitue une approche globale de la compréhension de la vie et des êtres vivants. Dans le cercle, tous les éléments de la création, soit les humains, les animaux, les plantes, l’air, le feu, l’eau, la terre, les étoiles, etc. forment un tout indivisible. En d’autres mots, le cercle est un mode de vie et une façon de penser unique chez les Amérindiens.


Les croyances et pratiques religieuses

Le chamanisme est une religion basée sur le culte de la nature et sur la croyance aux esprits. Dans les tribus amérindiennes, le chaman est une personne très importante et il a beaucoup d’influence sur ses confrères autochtones. Les chamans sont les ponts entre le monde des esprits et le monde normal. La tradition veut que les chamans acquièrent leur pouvoir grâce à leurs visions et à leurs rêves. Ils sont des personnages très puissants. Dans tous les peuples primitifs, ils y a des individus qui ont des pouvoirs spéciaux. Le pouvoir de guérir les maladies, de prévoir l’avenir, d’établir le contact avec les esprits, interpréter les rêves, etc.

On devient chaman seulement lorsqu’on se retire pendant un mois entier dans une maison à part et que l’on jeûne et médite. On doit aussi se dépouiller de tous ses biens, s’abstenir des femmes et obéir parfaitement à ce que l’esprit lui suggère. L’une des responsabilités la plus importante du chaman est d’extirper un mauvais sort du corps d’un malade qui a été la proie d’un ennemi. Ce que l’on entend par l’ennemi c’est quelqu’un qui jette un sort à un homme, un peuple, un lieu, etc. Pour pouvoir communiquer avec les esprits, les chamans dansent, jeûnent, donnent des offrandes ou s’infligent des douleurs violentes volontairement. Certains rites de guérison sont très fatigants physiquement, alors que certains rites moins importants sont remplis de moment d’allégresse et d’action de grâce.

La plupart des Amérindiens étaient très attentifs à leur rêve car ils voulaient fournir à l’âme ce qu’elle désirait. Pour bénéficier des visions et de rêves plus clairs et plus explicites, les chasseurs et les pêcheurs doivent fournir sur une base fréquente des remerciements et des offrandes. Pour contribuer au bonheur et à la subsistance de la création, l’homme doit rendre hommage aux bons esprits au moyen de rituels et d’offrandes généreuses. Pour les Amérindiens il est primordial de suivre ou de réaliser ses rêves et ses visions. Ceci afin de maintenir l’équilibre et l’harmonie dans le cercle. La pensée religieuse autochtone divise le monde en trois composantes. Le monde visible: animaux, terre, etc. Le monde invisible: morts, terre inconnue, etc. Le monde céleste: étoiles, esprits, etc. Les Amérindiens croyaient que les maladies, la mort ou les accidents étaient causés par des désirs non-satisfaits. La seule explication plausible pour eux c’est que l’âme se fâche à la suite des désirs non-satisfaits et un jour ou l’autre, ils frappent.

Lorsque le corbeau, libérateur de l’homme, s’empare de sa vie, les habitants de la tribu s’occupent de la sépulture. En ce temps, lorsque l’on enterre un corps, on l’enterre avec tous ses biens. La vérité des corps matériels demeure sous terre, mais l’âme de celle-ci traverse avec son être de l’autre côté. Autrefois, il existait une fête spirituelle: à tous les dix ans, pendant dix jours, les Hurons déterraient leurs morts et les déposaient dans une fosse commune afin de faciliter leur voyage vers le monde invisible. Cette fête s’appelait la fête des morts. Lorsque quelqu’un est tout près de mourir, on le pare de tout ce qu’il a de plus beau (armes, vêtements, etc.) Ensuite, on le pose sur un échafaud de sept ou huit pieds de haut ou bien, on le met en terre dans une fosse et ce durant un grand festin en son honneur.

Les amérindiens construisaient d’énormes totems en respect de la nature et des animaux


Les légendes

Dans le langage amérindien un mot représente une phrase descriptive dans notre langue. En voici quelques exemples, homme blanc veut dire : l’homme-à-la-peau-couleur-de-l’écorce-du-grand-bouleau- du-nord-quand-elle-prend-sa-teinte-d’hiver. Un arc-en-ciel représente l’échelle entre l’île de la Grande Tortue et l’île de la Petite Tortue. Chaque famille amérindienne a ses propres légendes. Voici deux exemples de légende sur le sirop d’érable de différentes tribus amérindiennes.

Légende Micmac

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot de terre cuite qu’elle plaça au-dessus de son feu de tepee. Fatiguée, la vieille femme alla s’étendre pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Légende Algonquienne

Le chef de la tribu prit son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler de l’entaille. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit pour cuire la viande ce qui lui évita d’aller à la source pour chercher de l’eau. Le goût sucré et l’odeur douce furent très appréciés par le chef.

Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibucwud, mot algonquin qui veut dire «tiré des arbres ».

En général, chez les peuples autochtones, les légendes étaient utilisées pour presque tout. Les légendes pouvaient être aussi bien la découverte d’une race d’animal inconnu auparavant, dramatique comme les histoires d’amour ou bien à caractère explicite, mais toujours raconté avec un savoir-faire décent. Voici quelques autres exemples de l’art orale des Amérindiens.

Le cheval

Dans la tribu des hommes vrais, celui-au-corps-aussi-dur-que-la-pierre (Imasi) devait sauver son peuple de la famine parce que les bisons avaient pris une autre route de migration. Il courut aussi longtemps qu’il le put pendant deux jours et deux nuits, puis il rencontra un cheval et il réussi à détourner le chef des bisons vers son peuple grâce à la puissance de l’animal.

La création des oiseaux

Les oiseaux ont été créés par Gouseclappe (le bon génie) à la demande d’une petite fille. La fillette lui dit que s’il inventait quelque chose de nouveau les enfants finiraient probablement par manger leur repas et cesser la grève de la faim. C’est ainsi que les oiseaux ont été créés.

Le petit homme

Bien avant l’arrivée des hommes vrais, existaient des petits hommes, appelés Magah, et qui vivaient sous la terre. Ils avaient conclu un pacte avec les hommes vrais, mais depuis l’arrivée des hommes blancs, le pacte était constamment violé par ce peuple avide de pouvoir. Un jour l’homme vrai vivra dans des réserves à cause de leur dépendance envers l’homme blanc.

Kokomis

Un grand chef amérindien vivait autrefois dans notre région. Un jour, sa fille unique devint amoureuse d’un aventurier de la tribu. Le père posa une condition à leur mariage : le jeune homme devait lui apporter un canot rempli de fourrures de qualité. Sur un rocher, au centre des chutes, les amoureux se firent la promesse d’être fidèles quoi qu’il arrive. Puis le brave partit pour sa grande chasse. Il n’en revint jamais. Sa fiancée guetta son retour toute sa vie. Devenue vieille, elle pria le Grand Esprit de laisser un signe d’adieu à son amoureux. Quand elle mourut, un grand éclair frappa le rocher au milieu des chutes. Cela sculpta la figure de la vieille Amérindienne qui regardait au loin. Voilà pourquoi les Algonquins nommaient cette chute ¨Kokomis¨, c’est-à-dire ¨ta grand-mère¨. En 1913, on construisit la centrale hydroélectrique de Grand-mère. Le rocher fut alors découpé et ses morceaux numérotés et déplacés. La compagnie papetière Laurentide sauva ainsi le rocher qui a donné son nom à la ville Grand-Mèroise.

Le vent-du-sud

L’homme vrai cherche à séduire la femme, mais celle-ci préfère le vent-du-sud. Et pour cause car ce dernier ne se jette pas sur elle par instinct, il connaît les mouvements qui doivent précéder la possession amoureuse. Au bout de quelque temps, l’homme vrai comprit les étreintes du vent-du-sud et dès lors, la femme le préféra car il était devenu le Maître de l’Amour.


Cette recherche nous porte à croire que les Amérindiens avaient de graver dans leur culture ancestrale, les mythes, les croyances et pratiques religieuses et finalement les légendes. Ces trois éléments étudiés au cours de notre recherche, seraient selon nous les trois clés les plus importantes pour le développement d’une société quelconque. Or, comment fonder une société qui ne croit en rien? Comment comprendre une société qui n’a aucun patrimoine? Nous croyons que les scientifiques sont des personnes qui font accroître la technologie, mais en même temps, ils défont les liens qui unissent la race humaine à cause de leurs découvertes expliquant tout sur tout. Ils ne laissent plus de place pour la divinité et les questions existentielles. Vers quelles sombres profondeurs nous dirigeons-nous ?


Dernière édition par le Lun 23 Avr - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 19:41

1. Le faucon et la tortue

2. La fille aux cheveux d'or ou la légende de l'été indien

3. L'aigle et la linotte


Le faucon et la tortue


Un jour, le faucon défia la tortue à la course et la tortue répondit qu'elle n'accepterait qu'à condition que l'épreuve dure au moins quelques jours. Après avoir réfléchi, l'oiseau se soumit à son exigence et ils prirent le départ, l'une trottinant, l'autre virevoltant à loisir, persuadé qu'il n'aurait aucune peine à arriver le premier. Insensible au mépris qu'affichait le rapace, la tortue s'enterra lentement et, invisible à l'oeil exercé de son concurrent, se fraya le chemin suivant une ligne droite en direction du but, sans jamais arrêter un seul instant.

Le faucon, sûr de lui et insouciant vola à sa guise, s'arrêtant ici et là, au gré de sa fantaisie, en visitant parents et amis qu'il savait établis dans les parages, faisant sa cour à quelque aimable oiselle rencontrée au hasard de ses haltes.

Il fit tant de détours et se reposa si souvent que, lorsqu'il parvint en vue du but, ce fut pour voir la tortue, sortant enfin de la galerie souterraine qu'elle avait inlassablement creusée, gagner la course qu'il avait cru remporter sans conteste... et sans effort.


La fille aux cheveux d'or ou la légende de l'été indien


Mudjekewis avait neuf frères et ensemble, ils vainquirent l'ours géant. Aussi reçurent-ils en présent la ceinture sacrée qui contient de quoi vivre heureux sa vie durant. Le mérite de cet exploit, chacun le savait, revenait à Mudjekewis, le plus jeune des 10 garçons, et ce fut à lui qu'échut le pouvoir de gouverner les vents d'Ouest. On l'appela dès lors Kabeyun, père des airs, et il entreprit de distribuer une part de sa puissance à chacun de ses fils. A Wabun, il donna l'Est; à Shawondasee, le Sud, et à Kabiboonoka, le Nord. Seul Manabozho n'eut rien de cet héritage, car sa naissance avait été illégitime. C'est pourquoi, plus tard, blessé par cette injustice, il partit en guerre contre son père jusqu'à ce que celui-ci, accédant sa requête, consente à lui céder une part de la souveraineté de Kabiboonoka, en lui abandonnant le privilège de règner sur les vents du Nord-Ouest.

Shawondasee, maître du Sud, révéla très jeune son indolence. C'était, bien avant l'âge, un vieillard poussif peu enclin à voyager, les yeux mi-clos toujours fixés droit devant lui. Souvent il soupirait lorsque venait l'automne, dispensant généreusement cet air doux qui gagne alors tout le Nord du pays.

Mais un jour, il aperçut au loin, courant gracieusement à travers les plaines du Nord, une jeune fille aux cheveux d'or. Elle était très belle et il en tomba aussitôt amoureux. Ses boucles surtout, blondes comme le blé mûr, avaient conquis son coeur. Cependant sa paresse naturelle l'emporta sur sa passion et, à l'aube du matin, il la surprit enveloppée d'une nuée blanche comme neige. Il en conçut aussitôt une vive jalousie, persuadé que son frère Kabiboonoka s'était mis en tête de la lui ravir en lui offrant l'une de ses écharpes immaculées dont les vents du Nord ont coutume de se parer aux approches de l'hiver.

Pour briser le sortilège de son rival, Shawondasee, haletant, souffla comme il put et, le ciel fut envahi de fils d'argent. Mais lorsque ceux-ci se dissipèrent, la belle avait disparu et, avec elle les mille graines finement ailées qui couronnent les fleurs du pissenlit de la prairie!

Il est un âge pour tout, dit le sage, et Shawondasee avait eu le tort de se croire assez jeune pour être aimé de la fille aux cheveux d'or. En la poursuivant de ses soupirs alanguis, il n'avait fait que précipiter sa fuite. Depuis, croyant chaque automne revoir l'objet de sa flamme courir dans les prés comme au premier jour, le vieillard continue de haleter doucement au souvenir d'un bonheur inaccessible, gratifiant les terres du Nord, à la veille de l'hiver, de cette saison à nulle part pareille et que les hommes blancs appellent l'été indien.


L'aigle et la linotte


Un jour, les oiseau se réunirent afin de désigner celui d'entre eux qui volait le plus haut.

Le concours commença. Certains s'élevèrent très vite mais furent aussi vite épuisés par leur effort et dépassés par d'autres plus puissants qu'eux. Puis vint l'aigle, et il les surpassa tous. Il allait fièrement proclamer partout sa victoire lorsque, quittant le dos du rapace, le minuscule oiseau qui s'y était jusque-là caché, une linotte grise, prit à son tour son essor, sans que nul n'ait deviné le subterfuge, et parvint sans peine beaucoup plus haut!

Quand l'assemblée tint son conseil pour rendre sa sentence, elle s'accorda pour attribuer la victoire à l'aigle. En effet, il était, d'entre tous, celui qui s'était le plus rapproché du soleil et le seul, de surcroît, à avoir réussi cet exploit en portant sur son dos la linotte...

Nul, à compter de ce jour, ne douta que l'aigle était à la fois le plus courageux et le plus fort des guerriers. C'est pourquoi ses plumes sont le signe le plus respectable qu'un chef valeureux puisse s'enorgueillir de porter.
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 19:42

Voici la préface écrite par James Welch.

Au commencement fut créée la Terre. Puis elle fut recouverte de terre et d'eau. Les montagnes, l'herbe et les arbres furent créés. Les animaux, les oiseaux, les poissons et les insectes furent crées pour peupler ce vaste monde vide. Finalement l'homme et la femme furent créés pour vivre en harmonie avec tout ce qui avait été créé avant eux.

Beaucoup de contes des Indiens d'Amérique concernent la création ou l'origine des choses : comment certains animaux sont apparus, comment les montagnes ont été formées, comment l'humanité a été créée (et dans quel but). Généralement, ces histoires étaient sacrées et habituellement c'était un conteur qui les disait dans des conditions particulières. Par exemple, beaucoup de récits ne pouvaient se faire que les soirs d'hiver, d'autres étaient associés à certaines cérémonies ou rituels et on ne pouvait donc les conter qu'à ces occasions-là. Bien sûr ces restrictions variaient d'une tribu à l'autre, mais tous considéraient que certaines histoires étaient trop sacrées pour être dites autrement que selon la tradition.

Quand on ouvrait un sac-médecine et qu'un homme saint en sortait les objets (des peaux d'oiseaux, une peau de serpent à sonnette, des os de queue de bison), alors il racontait comment chacun d'eux était apparu et l'importance qu'ils avaient pour les gens. Il ne racontait ces histoires que lorsqu'on les associait à une cérémonie de sac-médecine.

Cependant d'autres histoires pouvaient être dites à n'importe quel moment, de jour comme de nuit, dans un village permanent ou dans un camp pour la chasse. Il n'était pas rare de voir un vieil homme ou une vieille femme à l'ombre d'un cotonnier, entouré par des enfants, en train de leur expliquer pourquoi le coyote a un long nez et pourquoi les coussinets de ses pattes sont noirs. Alors que ces contes étaient très divertissants pour les jeunes, on les leur racontait dans un but bien précis. Il arrivait que dans une histoire, le coyote soit cruel, vaniteux dans une autre ou que dans une troisième il n'écoutât pas les remontrances d'une divinité. A chaque fois qu'il se comportait ainsi, le coyote était puni. Quand il faisait une bonne action, comme sauver un oiseau tombé dans un lac, il était récompensé. On racontait donc ces histoires aux enfants pour leurs instiller les valeurs morales. Ne sois pas cruel, ne sois pas vaniteux sinon de mauvaises choses t’arriveront. Aide ton prochain, que ce soit un animal ou un humain et tu seras récompensé.

Les histoires demeurent importantes pour les Indiens. Ce sont exactement les mêmes qui sont racontées aujourd'hui, peut-être sous un cotonnier au bord d'un ruisseau, ou dans une cabane aux murs recouverts de goudron sur une réserve ou encore dans une salle de réunion tribale. Le lieu n'est pas important. Ce qui importe c'est que les histoires continuent à être racontées. La continuité de la culture tribale est cruciale si la culture doit survivre. Les contes sont l'un des moyens d'assurer cette continuité.

Un jour, mon arrière-grand-mère a raconté comment Napi (le Vieil Homme) a créé les Blackfeet en prenant de la boue sur une berge, puis il leur a insufflé la vie. Quand ils se sont levés et regardés et qu'ils ont marché tout autour d'eux ils se sont inquiétés de savoir s'ils étaient mortels. Une femme a dit : "Qu'en est-il ? Vivrons-nous éternellement ? N'y aura-t-il jamais de fin ?" Après y avoir réfléchi un moment, Napi a ramassé une bouse de bison et a dit : "Je vais la lancer dans la rivière, si elle flotte, quand les gens mourront, ils ressusciteront au bout de quatre jours, ils ne mourront donc que quatre jours. Mais si elle coule, ils auront une fin." Napi jeta la bouse de bison dans la rivière et elle flotta. Mais la femme ramassa une pierre et dit : "Non, je vais jeter cette pierre dans la rivière, si elle flotte nous vivrons éternellement, si elle coule les gens devront mourir, ainsi auront-ils pitié les uns des autres". La femme jeta la pierre dans la rivière, elle disparut. "Voilà, dit Napi, vous avez choisi. Les hommes auront une fin".

Ainsi les gens vont et viennent, ils vivent et ils meurent. Ce qui continue ce sont les histoires qu'ils racontent, des histoires comme Iktomi et la Buse, le Premier Homme et la Femme Bison. Ces contes et tous les autres de cette belle collection sont très significatifs pour les Indiens. Peut-être que le lecteur les fera passer, par une nuit noire au coeur de l'hiver, peut-être. Les contes réchauffent les maisons et vivent éternellement.


La Légende du Dream Catcher

Il y a bien longtemps le monde était à ses débuts et le vieux chef spirituel des Lakotas était sur une haute montagne où il eut une vision.

Dans cette vision, Iktomi lui apparut sous la forme d'une araignée. Il parlait dans une langue sacrée que seuls les chefs spirituels pouvaient comprendre. En parlant, Iktomi prit la baguette de l'ancêtre, puis du crin de cheval, des perles et des offrandes et commença à tisser une toile d'araignée.

Il parla à l'ancêtre des Lakotas des cycles de la vie et comment nous commençons nos vies comme enfants eu bas-âge, puis comme enfants qui vont devenir adultes et finalement nous devenons vieux et on doit s'occuper de nous comme des enfants et le cycle est fermé.

Mais, dit Iktomi en continuant à filer sa toile, dans chaque époque de la vie il y a des forces, certaines bonnes et d'autres mauvaises. Si vous écoutez les forces du bien elles vous dirigeront dans la bonne direction, mais si vous écoutez celles du mal, elles vous blesseront et vous dirigeront dans la mauvaise direction.

Il continua "Il existe beaucoup de forces et de directions différentes qui peuvent aider ou contrarier l'harmonie de la nature ainsi que les enseignements du grand esprit." Tout en parlant, l'araignée continuait à tisser sa toile en partant de l'extérieur vers l'intérieur. Lorsqu'il eut fini, Iktomi, donna à l'ancêtre des Lakotas la toile d'araignée et lui dit : "Regarde cette toile, c'est un cercle parfait mais il y a un trou au centre. Si tu utilises cette toile pour aider ton peuple et faire bon usage des rêves et des visions, alors la toile attrapera vos bonnes idées et les mauvaises s'échapperont par le trou."

L'ancêtre donna sa vision à son peuple et maintenant les Sioux utilisent le capteur de rêves comme toile de leur vie. Il est suspendu chez eux au dessus de leur lit pour soutenir leurs rêves et leurs visions et leur permettre d'accomplir leur destinée.


La légende de la Femme-bison blanc

Il advint que deux jeunes hommes avaient été envoyés par le conseil des Sans Arcs en éclaireurs pour trouver le bison. Ils eurent l'apparition d'une femme d'une beauté exceptionnelle habillée d'atours magnifiques. Elle portait sur son dos un fagot. Elle était si pale et en même tant si rayonnante, son visage était d'une telle perfection, que les deux hommes en furent éblouis.

Comme ils la regardaient, elle leur parla en ces termes : "J'appartiens au peuple du bison. J'ai été envoyée sur cette terre pour m'entretenir avec votre peuple. Vous devez maintenant remplir un devoir important qui est d'adresser un message essentiel aux vôtres.

Rendez-vous auprès de votre chef et dites-lui d'ériger le tipi du conseil au centre du campement. Placez la porte de celui-ci, de même que l'entrée du village, face à l'est. Dispersez des feuilles de sauge à la place d'honneur. Derrière le foyer, ramollissez la terre et donnez-lui la forme d'un carré à l'arrière duquel vous poserez un crâne de bison. A l'arrière de celui-ci, édifiez un petit râtelier. J'ai des choses de la plus grande importance à dire a votre peuple et me rendrai dans votre village à la pointe du jour."

Pendant qu'elle parlait, l'un des deux hommes tomba sous le charme et la désira à tel point que, lorsqu'elle eut fini, au grand dam de son compagnon il tenta de la séduire. Dans l'instant on entendit un coup de tonnerre et ils furent enveloppés d'un nuage. Au fur et à mesure que celui-ci se dissipait l'éclaireur qui restait vit la superbe jeune femme qui se tenait debout, impassible, alors qu'à ses pieds gisait un squelette. Elle l'enjoignit alors de retourner à son village et de porter son message à son peuple.

Dès que l'éclaireur arriva au camp, il raconta à son chef "Buffalo Who Walks standing upright", c'est à dire le "Bison qui marche debout sur les jambes arrières", ce qu'il avait vu et lui transmit le message comme elle le lui avait ordonné. Le peuple, très ému par la perte de l'éclaireur, était très excité à l'idée de cette mystérieuse visite. On fit savoir qu'il fallait préparer cette visite selon des modalités particulières et tout fut fait comme Wohpe l'avait demandé. On désigna des jeunes hommes vertueux pour l'escorter jusqu'au tipi. Dès la tombée du jour, un grand nombre de personnes s'étaient déjà rassemblées autour du tipi du conseil pour attendre son arrivée.

Au moment où le soleil se levait à l'est, la jeune femme apparut. Ces atours étaient les mêmes que lors de son apparition aux éclaireurs mais, au lieu d'un fagot, elle tenait dans sa main droite un tuyau de pipe et dans la gauche le fourneau qui était de couleur rouge. Elle s'avança lentement et se dirigea vers le tipi du conseil. Elle y entra avec une certaine majesté, et faisant le tour par la gauche, elle s'assit à la place d'honneur. C'est alors que le chef lui souhaita la bienvenue.

Il dit à son peuple combien celui-ci avait de la chance que Wakan Tanka lui ait envoyé cette femme si belle qu'ils accueillaient en soeur. Il s'adressa alors à elle et lui dit que ses frères et soeurs étaient prêts à entendre son message.

Wohpe se leva, et tout en tenant la pipe, s'adressa à l'assemblée. Elle lui dit combien Wakan Tanka était satisfait des Sioux et combien elle était fière en tant que représentante du peuple des bisons d'être leur soeur. Elle dit encore que c'est parce qu'ils avaient été loyaux et respectueux, qu'ils avaient fait triompher le bien du mal et respecté l'harmonie contre la discorde que les Sioux avaient été choisis pour recevoir la pipe au nom de toute l'humanité. Celle-ci serait le symbole de la paix et devrait être utilisée comme tel entre les hommes et les nations. Fumer la pipe signifiait créer un lien de confiance et permettrait au chaman d'entrer en communion avec Wakan Tanka. Elle se tourna ensuite vers les femmes auxquelles elle s'adressa comme à des soeurs. Elle leur dit qu'elles étaient destinées à porter le poids de grandes difficultés et de nombreuses peines mais que leur grande bonté les destinait à réconforter les autres en période de grande douleur. C'étaient à elles de maintenir la permanence de la famille en donnant naissance aux enfants, en les élevant, en les habillant et en les nourrissant tout en restant fidèles à leurs époux. C'est ainsi que Wakan Tanka avait organisé leur vie et les soutenait dans la douleur.

Elle s'adressa ensuite aux enfants comme à ses petits frères et petites soeurs. Elle les invita à respecter leurs parents car ceux-ci avaient fait bien des sacrifices pour qu'il ne leur arrive que du bien.

Aux hommes, elle parla comme si elle était leur soeur. Elle leur dit que toutes choses dont ils dépendaient venaient de la terre, du ciel et des quatre vents. La pipe qu'elle tenait devait servir à offrir sacrifices et prières à Wakan Tanka pour le remercier des bienfaits de cette vie. Il ne fallait pas négliger de le faire chaque jour. Elle dit encore qu'ils devaient être bons et aimants pour leurs femmes et leurs enfants car ceux-ci étaient des êtres fragiles.

Pour finir, elle s'adressa au chef auquel elle expliqua comment se servir de la pipe et comment en prendre soin. Du fait de sa position, il était de son devoir de la protéger et de la respecter, la nation vivait en effet au travers de ce calumet. C'était un instrument sacré permettant de protéger le peuple pendant les temps de guerre, de famine, d'épidémie ou d'autres calamités. Elle enseigna à Buffalo Who Walks standing upright ce qu'il fallait savoir pour n'utiliser la pipe qu'à juste titre avant de lui faire la promesse qu'au moment opportun les Sioux auraient la révélation de Sept cérémonies sacrées auxquelles il faudrait se plier : "La purification", "La quête de la vision", "La danse face au soleil", "Le lancer de la balle", "Devenir une femme bison", "Devenir parent" et "La possession du fantôme".

Elle resta quatre jours. Avant de les quitter, elle dit au chef combien Wakan Tanka était satisfait de son accueil et combien elle était heureuse d'être sa soeur.

C'est alors qu'elle prit de la bouse de bison pour allumer le calumet et qu'elle l'offrit au ciel, à la terre puis aux quatre vents avant d'en tirer une bouffée et de la tendre au chef de la nation. Quand celui-ci eut également tiré une bouffée elle annonça que sa mission venait de prendre fin. Sur ces entre faits elle déposa la pipe contre le râtelier et quitta le tipi sans escorte.

En sortant du tipi elle fit le tour de celui-ci par la gauche en marchant lentement. Elle quitta le village et tandis que chacun regardait sa silhouette diminuer lentement, elle se transforma aux yeux de tous en un veau blanc. C'est ainsi que Wohpe, la fille du soleil et de la lune, s'en est retournée sur la terre pour enseigner l'Humanité. On la connaissait sous le nom de "la Belle". Quant aux chamans, ils l'appelaient Wohpe.
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 19:42

Selon un récit algonquien

En ce temps là...

Il n'y avait que de l'eau à perte de vue où voguait un immense radeau. Y s'entassaient tous les animaux de la Terre, exaspérés. Il y avait le grand lièvre qui détenait de merveilleux pouvoirs. Pour remonter le moral des siens, il leur fit une promesse: «Si l'un de vous trouve une grain de sable, je créerai une terre où nous pourrons vivre à notre guise.»

Une terre? Tous se mirent à la recherche du précieux grain, si petit fut-il. L'aigle tournoyait dans le ciel mais ne voyait rien. Le castor, la loutre, le phoque, la baleine plongeaient tout à tour dans les eaux profondes mais ils refaisaient vite surface, épuisés. C'est alors que discrètement, un petit rat d'eau s'élance à son tour et disparaît dans l'eau noire. On attend en vain son retour...

Les jours, les nuits passent. Tous sont désespérés. Soudain, le gros corbeau s'écrie, du haut de sa vigie : « Là-bas! Là-bas! Le rat! Le rat! » On pouvait apercevoir au loin, flottant sur le dos, le rat musqué, tout gonflé et gorgé d'eau. Hissé à bord puis réanimé, les animaux formant un cercle autour de lui, le lièvre scrute les pattes fermées de l'animal. Il ne trouve rien dans la première, ni dans la seconde, ni dans la troisième hélas ... Au comble du désespoir, il ouvre la quatrième et trouve entre les griffes une toute petite perle ovée et luisante qu'il dépose dans le creux de sa main chaude.

Doucement le vent se lève. Le lièvre balaie de son souffle sacré la perle qui s'anime, s'arrondit, gonfle, gonfle encore, crève puis éclôt. C'est alors que s'élèvent des montagnes, se creusent des vallées, coulent des rivières, se forment des lacs, surgissent les forêts.

Le radeau pénètre dans une grande baie d'eau salée parsemée de plusieurs îles. Tous sont charmés devant tant de beauté et de nouveauté. Le corbeau et le renard, en tant qu'éclaireurs, explorent les lieux, l'un du haut des airs et l'autre à ras le sol. À leur retour, ils annoncent qu'il y a de la place pour tous. L'ours blanc se dirige vers le Grand Nord, le castor construit des barrages sur les ruisseaux, l'oiseau fait son nid dans les branches et les roseaux, le renard creuse son terrier dans ce nouveau sol...

Par ailleurs, des animaux morts sur le radeau naissent les humains, ceux du clan du loup, de la tortue, de l'ours ou du chevreuil... Chacun choisit son milieu de vie. C'est depuis ce jour qu'il y a une terre habitée par des animaux, des hommes et des femmes de différentes races, vivant côte à côte, unis dans une parfaite harmonie.


Selon une légende eskimo

Au début des temps
il n'y avait pas de différence
entre les hommes et les animaux.
Un homme pouvait se transformer en animal
s'il le désirait
et un animal pouvait devenir un être humain.
Il n'y avait pas de différence.
Les créatures étaient parfois des animaux
et parfois des hommes.
Tout le monde parlait une même langue.
En ce temps-là, les mots étaient magie
et l'esprit possédait des pouvoirs mystérieux.
Un mot prononcé au hasard
pouvait avoir d'étranges conséquences.
Il devenait brusquement vivant
et les désirs se réalisaient.
Il suffisait de les exprimer.
On ne peut donner d'explication.
C'était comme ça.


Peuplement du continent américain

Selon les hommes de science, l'arrivée par vagues successives de petits groupes de chasseurs nomades provenant des steppes de l'Asie, serait à l'origine du peuplement du continent il y a environ 50 000 ans. S'appuyant sur les résultats de fouilles archéologiques, on croit qu'une longue période de glaciation aurait permis la traversée du détroit de Béring. Ce dernier étant peu profond et la distance entre les 2 continents étant alors de 80 km, cette hypothèse est plausible. De plus, le lit du Détroit s'étant asséché, il offrait un large passage que les ancêtres des Amérindiens auraient même emprunté à pied sec.

Ces arrivants courageux, déterminés et persévérants se sont laissés guider par les animaux qui leur ont en quelque sorte montré la voie et dont ils se nourrissaient. Au cours des millénaires, ils se sont aventurés toujours plus loin, peuplant ainsi le territoire des Amériques.

Chaque peuple a adopté et perfectionné son mode de vie, évoluant selon une étroite dépendance face à l'environnement. Ces peuples ont pris racine à l'intérieur des terres, en bordure des mers, sur les hauts plateaux, dans les vallées ou les plaines.


L'Attrapeur de rêves

L'attrapeur de rêves est une pièce artisanale fabriquée par les Amérindiens il y a fort longtemps. Selon la légende, il servait à empêcher les enfants et les adultes d'avoir de mauvais rêves. Aujourd'hui, il suffit de le placer à un endroit où il peut capter la lumière au lever du soleil, comme par exemple à la fenêtre d'une chambre.

Selon la légende, l'attrapeur de rêves devait être tissé un peu comme une toile d'araignée. Cette toile, lorsqu'elle attrapait un rêve, avait comme fonction de le filtrer. Si le rêve était bon, il passait par le trou de la toile, se dirigeait vers les plumes et ainsi il pouvait revenir. Par contre, si le rêve était mauvais, il devenait prisonnier de la toile jusqu'au lever du jour pour être brûlé par le soleil et disparaître à jamais.
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 19:43

Origine des sucres

Bien avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord, les tribus amérindiennes de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis auraient découvert comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop.


Certains racontent que les chiens des Amérindiens, par leur comportement, auraient mis la puce à l'oreille de leurs maîtres: une branche s'était cassée et les chiens se bousculaient tout autour pour lécher la sève qui coulait, et c'est ainsi que les Amérindiens eurent l'idée d'y goûter.

Une autre version indique qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre et mordit une branche... et se mit à boire. Un Amérindien au bas de l'arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près. Il imita l'écureuil en faisant une fente de son couteau... quelle surprise! Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps. Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil se désaltérer avec la sève d'un érable...

Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l'écureuil roux l'existence du sirop et de la tire d'érable. En effet, lorsque qu'une branche d'érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, la sève suit toujours le même trajet, parfois même jusqu'au pied de l'arbre. Jour après jour, le chaud soleil printanier évapore l'eau et il ne reste finalement qu'une traînée de tire d'érable que les écureuils roux lèchent goulûment.


Les Indiens Shippawa du Michigan.
Une magnifique peinture nous les montre s'installant pour la saison des sucres dans une forêt d'érables où ils reviennent chaque année.


Autant de tribus, autant de légendes amérindiennes ...

Micmac

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de tepee. Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer. Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Algonquin

Le chef prit son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s'en servit pour cuire la viande: ce qui lui évita d'aller à la source pour chercher de l'eau. Le goût sucré et l'odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire "tiré des arbres".

Iroquois

Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu'il devait aller à la chasse, il retira son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l'arbre mais Woksis n'y fit pas attention. Il partit chasser.
Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l'érable. Goutte à goutte, la sève qui ressemblait à de l'eau s'écoula de l'entaille faite dans le tronc de l'érable et remplit le récipient.
Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l'eau, elle s'en servit pour faire un ragoût de gibier.
Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme: "Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré."
N'y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l'après-midi. Woksis avait raison: le ragoût était sucré. On venait de découvrir le sirop d'érable!

Légende de Nokomis (La terre)

Nokomis, grand-mère de Manabush et héros de nombreuses légendes indiennes, aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à en recueillir la sève. Manabush, constatant que la sève est un sirop prêt à manger, dit à sa grand-mère Nokomis: "Grand-mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois, et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop." Craignant que Nokomis ne l'écoute pas, Manabush grimpa au haut d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et versa le contenu à l'intérieur de l'arbre. Le sucre se dissout et l'on dut travailler dur désormais pour se procurer du sirop.

Le dieu Nanabozho

Il y a bien longtemps, du sirop pur, comme celui dont on arrose ses crêpes, coulait des érables. Lorsque le dieu Nanabozho y goûta, il le trouva tellement bon qu'il se dit que les habitants de la Terre n'apprécieraient pas ce sirop s'ils pouvaient se le procurer aussi facilement. Nanabozho ajouta donc de l'eau à l'épais sirop fourni par l'arbre, tellement d'eau que le liquide finit par ressembler à de l'eau sucrée. Il dissimula ensuite cette sève au plus profond de l'arbre. Depuis ce temps-là, les hommes doivent travailler fort pour obtenir du sirop d'érable.
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 20:35

waw et ben c'est un sacré boulot de recherche ça bravo
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Lun 23 Avr - 20:59

merci la miss
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Mer 2 Mai - 9:15

Vendredi 25 Août 2006
DAALK'IDA - ORIGINE DES APACHES
Au commencement, le monde était plongé dans les ténèbres. Il n'y avait ni Soleil ni Jour.

Dans la nuit éternelle il n'y avait ni Lune ni Etoiles. Il y avait cependant toute sorte de Bêtes et d'Oiseaux.

Parmi ces Bêtes, se trouvaient des monstres hideux, sans nom, aussi bien que des Dragons, des Lions des Montagnes*, des Tigres*, des Loups, des Renards, des Castors, des Lapins, des Ecureuils, des Rats, des Souris et toutes sortes de Bêtes rampantes comme les Lézards et les Serpents.

Dans ces conditions, l'Humanités ne pouvait se développer car les Bêtes et les Serpents détruisaient la progéniture des hommes. Toutes les Créatures possédaient le pouvoir de parler et étaient douées de raison. Il y avait deux tribus de Créatures : la tribu à Plumes et les Bêtes.

La première était organisée et possédait un chef : l'Aigle.

Ces tribus tenaient souvent des conseils et les Oiseaux voulaient y admettre la lumière. Mais les Bêtes s'y refusaient obstinément. Finalement, les Oiseaux firent la guerre aux Bêtes.

Les Bêtes étaient armées de bâtons, mais l'Aigle avait enseigné à sa tribu l'usage de l'arc et des flèches.

Les Serpents étaient si rusés qu'on ne put les tuer tous. L'un d'entre eux chercha refuge sur une falaise escarpée d'une Montagne de l'Arizona et l'on peut voir encore maintenant son oeil (changé en une Pierre brillante) briller dans les Rochers.

Les Ours quand on les tuait, se multipliaient en d'autres Ours, si bien que la tribu à Plume tuait d'Ours, plus il y en avait. Ils ne purent pas tuer le Dragon non plus car il était recouvert de quatre couches d'écailles cornées que les flèches ne pouvaient pas pénétrer.

L'un des monstre, le plus hideux et le plus ignoble, il n'avait pas de nom et il était invulnérable aux flèches. Alors l'Aigle s'envola très haut dans les airs, emportant sur la tête du monstre une Pierre ronde et blanche et la laissa tomber sur la tête de ce monstre, le tuant instantanément.

Cette Pierre avait joué un rôle si important qu'elle devint Sacrée.

Ils luttèrent pendant des jours mais, finalement les Oiseaux furent victorieux.

Quand la guerre fut terminée, bien qu'il resta encore quelques Bêtes malfaisantes, les Oiseaux furent en mesure de dominer les conseils et la lumière fut admise.

Alors l'humanité put vivre et se développer.

L'Aigle avait été le chef de ce juste combat : les Hommes portèrent donc ses plumes comme emblème de la Sagesse, de la Justice et du Pouvoir.

Parmi les quelques Humains qui étaient encore en vie, se trouvait une femme à qui avait été accordé le bonheur d'avoir de nombreux enfants mais ils avaient tous été dévorés par les Bêtes.

Si, par quelque moyen, elle arrivait à les soustraire aux autres Bêtes, le Dragon qui était le plus rusé et le plus malfaisant, venait lui-même et mangeait ses petits.

Plusieurs années après, un Fils de l'Orage lui naquis et elle creusa pour le cacher, un profond souterrain.

Elle boucha l'entrée du souterrain et au-dessus, elle fit un feu de camp. Cela marquait ainsi la cachette de l'enfant et le tenait au chaud. Chaque jour, elle éteignait le feu et descendait dans le souterrain pour nourrir l'enfant de son lait. Puis, elle s'en retournait et faisait le feu.

Fréquemment le Dragon venait la questionner mais elle disait : "Je n'ai plus d'enfants, tu les as tous mangé".

Lorsque l'enfant fut plus grand, il ne restait pas toujours dans le souterrain car il lui fallait quelques fois courir et jouer.

Un jour le Dragon vit la trace de ses pas sur le sol, cela rendit le vieux Dragon furieux et perplexe car il n'arrivait pas à trouver la cachette du jeune garçon. Il disait qu'il mangerait la mère si elle ne révélait pas la cachette de l'enfant.

La pauvre mère était très émue ! Elle ne pouvait pas abandonner son enfant mais elle connaissait le pouvoir et la ruse du Dragon et vivait dans une peur constante.

Peu après, le jeune garçon dit qu'il voulait aller chasser. Sa mère ne voulait pas donner son accor. Elle lui parla du Dragon, des Loups, des Serpents, mais il dit : "Demain j'irai".

A la demande du jeune garçon son oncle qui était alors le seul Homme vivant lui fit un petit arc et des flèches et ils s'en allèrent tous les deux à la chasse, le lendemain.

Ils poursuivirent des Daims, très haut dans la montagne et finalement le jeune garçon tua un mâle.Son oncle lui montra comment préparer le Daim et cuirent deux cuisses, l'une pour le jeune garçon, l'autre pour son oncle. Lorsque la viande fut cuite, ils la placèrent sur des buissons pour qu'elle refroidisse.

C'est alors que l'énorme forme du Dragon se dessina. L'enfant n'éprouva pas la moindre peur mais son oncle était tellement terrifié qu'il ne pouvait plus parler ni bouger. Le Dragon prit la part de viande du jeune garçon et s’éloigna.

Il plaça la viande sur un autre buisson et s'assit à côté. Puis il dit : "Voila l'enfant que je cherchais. Garçon tu es beau et gras et quand j'aurais fini de manger cette venaison, je te mangerai".

Le jeune garçon répondit : "Non tu ne me mangeras pas et tu ne mangeras pas cette viande non plus".

Le Dragon dit : "J'aime ton courage mais tu n'es pas insensé, que crois-tu pouvoir faire ?".

"Et bien, répondit le jeune garçon, je peux faire ce qu'il faut pour me protéger, comme tu pourras en juger"

Alors le Dragon reprit la viande et après que le jeune garçon la reprit à son tour, quatre fois en tout, le Dragon reprit pour la quatrième fois la viande et il dit ; " Dragon accepterais-tu de te battre avec moi ? ".

Le Dragon répondit : "Oui, à la manière dont il te plaira".

Le jeune garçon dit : " Je vais me placer à cent pas de toi et tu auras le droit de tirer quatre flèches sur moi mais si aucune de tes flèche ne m'atteint, nous changerons de place et j'aurais le droit de tirer quatre flèches sur toi ".

" Bien, dit le Dragon, commençons ".

Alors le Dragon prit son arc qui était fait d'un grand pin. Il prit quatre flèches dans son carquois, elles étaient faites de jeunes pins et chaque flèche mesurait sept mètres de long. Il visa bien mais, au moment où la flèche s'envolait, le jeune garçon émit un bruit particulier et bondit en l'air. Immédiatement la flèche éclata en mille morceaux et on put voir le jeune garçon sur un brillant arc-en-ciel, juste à l'endroit où le Dragon avait visé.

Bientôt l'arc-en-ciel disparut et le jeune garçon reprit sa place. Quatre fois se prodige se répéta puis le Garçon dit : "Dragon prends ma place. C'est à mon tour de tirer".

Le Dragon dit : "Très bien. Ce ne sont pas tes misérables flèches qui arriveront à percer ma première couche de corne et n'oubli pas que j'en ai trois autres en dessous, tire donc".

Le Garçon tire donc une première flèche qui atteignit le Dragon en plein coeur et une couche de grosses écailles de corne tomba à terre. A la seconde flèche, une autre couche tomba, puis une autre et le coeur du Dragon fut découvert.

Alors le Dragon trembla mais il ne pouvait pas bouger. Avant de tirer sa dernière flèche, le Jeune Garçon dit : "Oncle, tu es mort de peur, tu n'as pas bougé, vient où le dragon va s'abattre sur toi".

Son oncle courut vers lui. Il décrocha rapidement sa dernière flèche qui transperça le coeur du dragon. Avec un énorme rugissement, le corps du dragon dégringola la montagne et après avoir glissé le long de quatre précipices, s'arrêta dans un canyon.

Immédiatement, des nuages d'orage s'amoncelèrent au-dessus des Montagnes, des éclairs brillèrent, le tonnerre gronda et la pluie se mit à tomber.

Quand l'orage eut cesse, ils purent voir, très loin, dans le canyon en bas, les débris de l'énorme carcasse du dragon qui gisait parmi les Rochers, et les os du dragon y sont encore.

Le garçon s'appelait Apache. Yoseen* lui enseigna comment préparer les herbes qui guérissent, la chasse et la lutte.

Il fut le premier chef Indien et portait les plumes d'Aigle comme symbole de la Justice, de la Sagesse et du Pouvoir.

A lui et à son Peuple qui fut créé par la suite Yoseen donna comme territoire les Terre de l'Ouest et du Sud-Ouest.

L'aîné : enfant tueur de monstre, le cadet : enfant de l'eau, le plus brave et le plus courageux étaient les enfants garçons de Apache.




*Yoseen c'est le Grand Esprit
*Lions des Montagnes : c'est Pumas ou Couguars.
*Tigres : c’est Tigres à dents de sabre.

publié par Nath dans: Legendes et Contes
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Mer 2 Mai - 18:53

Elle est super cette légende
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Mar 22 Mai - 13:12

CORBEAU EST DEVENU NOIR


Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre.

Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.

Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait.

A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis et se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde

« Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! ».

En les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim

Les indiens se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef.

Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci :

« il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim ».

Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant :

« mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc ».

Ainsi déguisé en bison, le jeune indien se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter.

Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention.

Ensuite les chasseurs quittèrent leur campement et le suivirent, leur arcs tous prêts. Comme ils s'approchaient du troupeau, les corbeaux s'en vinrent, comme d'habitude, prévenir les bisons :

« croa, croa, croa, chers cousins, les chasseurs viennent pour vous tuer. Gardez-vous de leurs flèches. Croa, croa, croa ! ».

Et, comme d'habitude, tous les bisons de s'enfuir au galop....... Tous, sauf bien sûr le jeune chasseur sous sa peau hirsute, qui faisait semblant de continuer à brouter.

Le grand corbeau blanc vint donc se percher sur les épaules du chasseur et battant des ailes, il lui dit :

« Croa, croa, croa, mon frère, es-tu sourd ? . Les chasseurs sont tout près, juste de l'autre côté de la colline. Sauve-toi ! ».

Mais, à ce moment-là, le jeune chasseur laissa tomber sa peau de bison et s'empara de grand corbeau en le saisissant par les pattes.

Puis il prit un lien de peau, lui attacha les deux pattes ensemble et attacha l'autre extrémité à une grosse pierre. Le corbeau se débattait tant qu'il pouvait, mais en vain.

Les indiens de nouveau tinrent conseil.

« Qu’allons-nous faire de ce sale corbeau, qui nous a affamés tant de fois ? Je vais le brûler ! ».

S’écria un chasseur en colère. Et avant qu'on ait pu faire le moindre geste, il arracha le corbeau des mains du jeune chasseur et le plongea dans le feu du conseil, avec sa pierre et sa lanière de cuir. « Ça t'apprendra ! » lui dit-il.

Bien entendu, le lien qui l'attachait à la pierre brûla complètement presque tout de suite, et le grand corbeau réussit à s'envoler.

Mais il était un peu roussi, et certaines de ses plumes étaient carbonisées.

Il était toujours aussi gros, mais il n'était plus blanc.

« croa, croa, croa ! » cria-t-il en s'envolant du plus vite qu'il pût.

« Jamais je ne recommencerai ; je n'avertirai plus les bisons, Je vous le promets, Croa croa croa ! ».

C'est ainsi qu'il réussit à s'échapper. Mais, depuis ce temps-là, tous les corbeaux sont noirs.
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MessageSujet: Re: LEGENDE   Mar 22 Mai - 20:59

Super cette legende merci Brunebarbe

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Sur le chenmin où tu marches il n'y a pas d'étranger, seulement des amis que tu ne connais pas encore.

Wolakota
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